1 PENDANT des siècles on a soutenu que la souveraineté d’un gouvernement a son origine dans le peuple qu’il gouverne. Dans les sciences politiques, la souveraineté se définit comme “le pouvoir suprême d’un État par quoi s’exerce le gouvernement”. Depuis quelque temps, de plus en plus de pays sont acquis à l’idée que la souveraineté réside dans la nation. Cependant dans quelques pays, on reconnaît encore que le pouvoir suprême de l’État est détenu par le souverain — roi ou empereur. Quoi qu’il en soit, il n’existe ni homme ni groupement national qui exerce sa souveraineté sur la terre tout entière. Au contraire, les souverainetés sont multiples et c’est là d’ailleurs une cause majeure de querelles et de conflits. La terre est loin de connaître le repos, la paix universelle.

2 Nous sommes tous influencés par les souverainetés qui s’exercent dans le monde. Peu nombreux sont les “hommes sans patrie”. Nous sommes, pour la plupart, membres d’une nation, citoyens d’un pays, donc des gens qui sont censés avoir un certain orgueil national. On nous rend extrêmement sensibles sur notre nationalité, si bien que nous réagissons vivement à tout ce que nous estimons être une atteinte à la réputation de la nation que nous représentons. Quand éclatent des querelles internationales, on voit maints partisans de gouvernements nationaux adopter une position qui est fort bien exprimée par cette formule: “Qu’il ait tort ou raison, c’est mon pays!”

3 Jamais dans toute l’histoire de l’homme on n’a vu autant de nations réclamer de leurs membres fidélité et obéissance. L’organisme international connu sous le nom de Nations unies compte en son sein cent trente-huit nations membres de différentes couleurs politiques. Il reste des nations qui n’en font toujours pas partie. Chacune de ces nations, membres ou non de l’ONU, est jalouse de sa souveraineté, intérieure et extérieure. Chaque nation s’attribue et sauvegarde les pouvoirs que l’État politique a sur les citoyens et même sur les résidents étrangers et les navires en haute mer qui sont la propriété privée de ses ressortissants. Dans l’exercice de sa souveraineté extérieure, chaque nation tient à user à son gré de son droit de nouer des relations avec d’autres États, de conclure des traités de paix ou de déclarer la guerre. Du point de vue humain actuel, tout cela semble parfaitement juste et naturel.

4 Comme l’attestent les faits de l’histoire de notre temps, le nationalisme occupe le premier plan au vingtième siècle, notamment depuis la Première Guerre mondiale. À en croire les vainqueurs, ce conflit s’était livré afin d’assurer la démocratie au monde. Puis, partout dans le monde, on a vu des peuples entrer en lutte en vue d’obtenir la souveraineté nationale par la création de nouveaux États politiques. Le nationalisme est devenu un fléau mondial. Beaucoup de peuples ont obtenu satisfaction et sont devenus des nations. Mais le nationalisme, loin d’être un facteur de paix, n’a fait que multiplier les problèmes nationaux et internationaux. La Société des Nations a fonctionné pendant dix-neuf ans et les Nations unies, elles, existent depuis trente ans. Or, que constatons-nous? Qu’il n’y a guère plus de fraternité entre les nations qu’il n’y a de fraternité entre les hommes. Et pourtant, les hommes ne sont-ils pas tous frères? Ne peut-on pas en dire autant des nations? Ne sont-elles pas composées de ressortissants qui sont tous frères? Comment expliquer cette absence de fraternité? Pourquoi les hommes ne se conduisent-ils pas en frères, comme membres d’une seule et même famille?

5 Il faut l’avouer, l’humanité ne forme pas “un seul monde”. Malgré les Nations unies, elle ne se trouve pas sous “un seul gouvernement”. Ah! si tous les hommes constituaient “un seul monde” sous “un seul gouvernement”! Qui n’aimerait voir cela? Quand on songe à l’histoire de l’homme depuis six mille ans, c’est certainement ce que souhaitent tous ceux d’entre nous qui aspirent à la paix, à la justice, à la sécurité, à la bonne entente et à la joie de vivre.

6 Tous les hommes, en quelque point du globe qu’ils se trouvent, sont captifs de notre planète. Il est vrai que, grâce à six vols spatiaux, des astronautes sont allés sur la lune, mais, pour survivre, ils ont dû revenir sur notre terre. D’ailleurs, tous étaient heureux de la retrouver. C’est là, en effet, que nous sommes destinés à vivre et c’est là seulement que des créatures humaines, des êtres humains, pourront vivre éternellement. Où qu’ils habitent sur notre planète, les hommes sont le prochain l’un de l’autre, car tous sont les habitants d’une seule et même planète. Tous sont soumis aux mêmes nécessités de l’existence. À notre époque la rapidité des moyens de communication et des moyens de transport a rapproché les peuples comme jamais dans leur histoire. Jamais les peuples n’ont été aussi interdépendants.

7 Tout comme cela se passe dans le corps humain, chaque partie de la société humaine n’est pas sans ressentir tout ce qui arrive à telle ou telle autre partie. La science de la guerre moderne a fait d’énormes progrès. Aussi une nouvelle guerre mondiale, une guerre où seraient employées des armes nucléaires comme les fusées balistiques intercontinentales, serait un désastre pour toutes les créatures, humaines et animales.

8 Le danger d’extinction menace toute l’humanité. On admet à présent la nécessité d’un effort global pour parer à une telle éventualité. L’intérêt des peuples commande une telle action. Mais peut-on dire que les hommes de notre temps ont pris conscience de l’urgente nécessité d’une coopération en vue d’empêcher le pire? Voici un appel à l’action qui vient d’Extrême-Orient:

9 Sous le titre “Déclaration du premier ministre Miki: Sans coopération l’humanité est condamnée”, le Times de Singapour, en date du 26 janvier 1975, écrit ceci: “TOKYO, Sam. — Le premier ministre Tako Miki a déclaré hier que le monde est perdu si l’on continue à protéger les intérêts nationaux ‘au sens strict du mot et en ne voyant que le court terme’. Dans un important discours à la Diète (parlement), M. Miki a fait cette déclaration: ‘Le monde devient de plus en plus petit et toute l’humanité partage le même sort à bord du même bateau.’ Le premier ministre souligna ensuite la nécessité d’une coopération internationale et l’interdépendance entre les nations. (...) ‘À notre regret, cependant, le monde n’a pas encore atteint le stade de la pleine réalisation de l’interdépendance. Si cette situation persiste, il est clair que dans un avenir plus ou moins proche nous serons condamnés. À notre époque, aucune nation ni aucun individu ne peuvent plus agir tout seuls. Pour chaque pays l’objectif ultime de son action diplomatique est, bien entendu, la protection de ses intérêts nationaux. Mais cela ne doit pas s’interpréter au sens strict du mot et en ne voyant que le court terme.’”
CE QUI FAIT DÉFAUT DANS LA COOPÉRATION INTERNATIONALE

10 Quel avertissement solennel! Le premier ministre japonais est convaincu que l’humanité se trouve actuellement devant un choix: la coopération totale ou la ruine! Mais, selon lui, même si une telle coopération vient à s’instaurer, il ne faut pas pour autant sacrifier l’intérêt national de chaque État politique. C’est pourquoi ‘l’objectif ultime de l’action diplomatique’ de chaque pays doit être la protection des intérêts nationaux. Les nations sous toutes les latitudes pourraient ainsi garder leur souveraineté. L’orgueil national continuerait donc à diviser les peuples et à paralyser tous les efforts d’unification. Voilà qui ne consoliderait guère la coopération internationale ni ne produirait “un seul gouvernement” et “un seul monde”.

11 Que faut-il donc pour sauver le monde des hommes? Une simple coopération entre États politiques souverains? Cela ne suffirait pas. Il faut autre chose, quelque chose de plus important. La Société des Nations n’a pas su répondre à ce besoin. Les Nations unies n’y réussissent pas non plus. Que faut-il donc? Que manque-t-il à ces organismes pour la coopération internationale? Il faut une coopération désintéressée avec Celui qui, au dire de nombreuses nations, est l’objet de leur culte. Qui est cette Personne? Un chant qui fut l’hymne national d’un pays d’Amérique du Nord nous dit de qui il s’agit. Cet hymne s’appelle “Mon pays” ou tout simplement “Amérique”. Voici ce que dit la dernière strophe (quand on la jouait l’assistance se levait):
“Dieu de nos pères, à Toi,
Auteur de la liberté, à Toi nous chantons.
Puisse notre pays être longtemps éclairé de la lumière sacrée de la liberté!
Protège-nous par ta puissance,
Ô Dieu grand, notre Roi!”

12 Cet hymne était entonné sur l’air du chant national britannique “Dieu sauve notre gracieux souverain”. En accord avec la dernière strophe, la Cour suprême des États-Unis a décrété que l’Amérique est une nation chrétienne. D’autre part, en Angleterre l’Église est toujours unie à l’État, l’Église anglicane étant une Église d’État. Mais de quel Dieu s’agit-il dans tout ceci? Du Dieu de la Sainte Bible. Toutes les nations de la chrétienté prétendent rendre un culte au Dieu des Saintes Écritures. En disant: “Ô Dieu grand, notre Roi”, les Américains qui entonnent ce chant reconnaissent Dieu, le ‘Dieu de leurs pères’, pour souverain, donc pour quelqu’un de plus élevé que le président des États-Unis. Mais pensent-ils vraiment ce qu’ils chantent? Sont-ils d’accord que Dieu soit le Souverain de leur nation et du reste de l’univers? On pourrait le prouver en coopérant avec lui.

13 La Bible anglaise dite du roi Jacques (1611) souligne la souveraineté de ce Dieu. Voici comment cette version rend le Psaume 83:18: “Pour que les hommes sachent que toi, dont le nom seul est JÉHOVAH, tu es le très-haut sur toute la terre.” Cette prière doit se réaliser. Tous les hommes donc, tous les habitants de notre globe, doivent savoir que le Dieu qui a pour nom Jéhovah est le Souverain suprême et, par suite, le Souverain de notre planète. De nombreuses nations ne reconnaissent pas Jéhovah pour leur Dieu. Mais les nations de la chrétienté, elles, prétendent lui rendre un culte. Or ces nations dites chrétiennes ne coopèrent pas avec Dieu. Par ailleurs, aucune des nations membres de l’ONU ne coopère avec Jéhovah, le Dieu Très-Haut. Ce n’est que lorsque tous les hommes coopéreront avec le Souverain universel que naîtra “un seul monde” sous “un seul gouvernement”.
QUELLE SOUVERAINETÉ CHOISIRONS-NOUS?

14 Souhaitons-nous cette unification de tout notre cœur? Les États politiques ne désirent pas la voir s’instaurer à la manière de Dieu. D’où leur refus de coopérer avec lui. C’est donc à chacun de nous de prendre une décision sur cette question qui va bientôt être tranchée pour toute la terre. Respecterons-nous la souveraineté universelle de Jéhovah et vivrons-nous en conformité avec ses lois? Ce n’est que de cette façon que nous pourrons connaître “un seul monde, un seul gouvernement, sous la souveraineté de Dieu”.

15 Quand tout le monde coopère et agit comme un seul homme, les résultats ne se font pas attendre. Qui collabore avec Jéhovah, le Souverain Seigneur, verra immanquablement ses efforts couronnés de succès. On comprend, dès lors, pourquoi les projets internationaux tournent court. Devant la gravité de la situation, les nations s’efforcent, il est vrai, d’unifier le monde sous un seul gouvernement. On parle même de confier la souveraineté mondiale aux Nations unies. Les nations aimeraient créer “un seul monde” afin d’assurer la paix et la sécurité. Mais s’agit-il là du “seul monde” et du “seul gouvernement” que se propose le Souverain Seigneur? Est-ce là ce qu’il a annoncé dans la Sainte Bible, sa Parole infaillible?

16 Hommes et nations peuvent coopérer pour le bien comme pour le mal. Il y a deux mille ans environ, des nations se liguèrent pour le mal. Il y eut coopération, mais non pas coopération avec le Dieu Très-Haut. C’est dans la ville de Jérusalem que ce point fut signalé à l’attention par deux hommes qui avaient été arrêtés, traduits devant une Cour suprême, puis relâchés avec menaces. Des souverainetés étaient en conflit. À ce propos, voici ce que nous dit le récit biblique, selon la Bible de Jérusalem:

17 “Une fois relâchés, ils se rendirent auprès des leurs et rapportèrent tout ce que les grands prêtres et les anciens leur avaient dit. À ce récit, d’un seul élan, ils élevèrent la voix vers Dieu et dirent: ‘Maître, c’est toi qui as fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve; c’est toi qui as dit par l’Esprit Saint et par la bouche de notre père David, ton serviteur: Pourquoi cette arrogance chez les nations, ces vains projets chez les peuples? Les rois de la terre se sont mis en campagne et les magistrats se sont ligués ensemble contre le Seigneur et contre son Oint. Car c’est une ligue, en vérité, qu’Hérode et Ponce Pilate avec les nations païennes et les peuples d’Israël ont formée dans cette ville contre ton saint serviteur Jésus, que tu as oint; ils n’ont fait ainsi qu’accomplir tout ce que, dans ta puissance et ta sagesse, tu avais déterminé par avance. À présent donc, Seigneur, considère leurs menaces et [permets] à tes serviteurs d’annoncer ta parole en toute assurance.’” — Actes 4:23-29; voir aussi la Bible Osty et la Bible Crampon-Tricot.

18 Les disciples de Jésus l’Oint avaient pris leur décision et s’étaient rangés du côté de la souveraineté universelle du Créateur du ciel et de la terre. C’est pourquoi ils demandèrent à Dieu de les aider à ne pas tenir compte de la décision et des menaces de la Cour suprême des Juifs et à continuer d’annoncer le message divin concernant Jésus le Messie, le Serviteur oint par Dieu. Ils dénoncèrent la conspiration politique qu’avaient formée le roi Hérode Antipas, qui représentait le groupement national des Iduméens, le gouverneur Ponce Pilate, représentant de l’Empire romain et de Tibère César, ainsi que les Juifs non convertis au christianisme. Leur prière fut entendue et tous ces partisans de la souveraineté de Jéhovah, le Souverain Seigneur, purent continuer à prêcher la bonne nouvelle parmi les Juifs et, par la suite, parmi les nations. Des milliers de croyants devaient prendre position pour Jéhovah et coopérer avec lui selon son dessein messianique.

19 Aujourd’hui la marche des événements touche à son terme, marche divinement guidée et qui doit aboutir à “un seul monde” sous “un seul gouvernement”. Les paroles prophétiques de David, celles que, il y a dix-neuf siècles, les disciples du Messie citèrent dans leur prière, n’avaient eu qu’un accomplissement sur une petite échelle. Il s’agissait alors du roi Hérode, du gouverneur Ponce Pilate, du peuple juif et des soldats romains chargés de clouer à un poteau de supplice Jésus le Messie. Au vingtième siècle, les événements mondiaux qui ont eu lieu depuis 1914 attestent que nous vivons à l’époque de la réalisation finale des paroles de David contenues dans le Psaume deuxième. Maintenant, mieux que jamais par le passé, la question de la souveraineté divine doit être réglée. La décision que nous prendrons sur cette question sera lourde de conséquences pour chacun de nous.

20 Pour prendre la bonne décision qui nous fera connaître “un seul monde, un seul gouvernement”, sous la souveraineté divine, il faut que quelqu’un nous aide de ses conseils. Peut-on s’adresser aux nations? Non, car elles sont en plein désarroi, en pleine perplexité, ne sachant comment surmonter les difficultés actuelles. On ne peut pas non plus se tourner vers les systèmes religieux, car les conseils que les chefs religieux ont donnés aux chefs politiques ont mené les nations à l’impasse internationale de notre temps. Pour recevoir des conseils pratiques et salutaires, il faut nous tourner vers la Parole écrite qui nous a été donnée par Celui-là même qui, il y a longtemps, a annoncé la présente détresse mondiale. Telle fut la voie que suivit le psalmiste inspiré d’autrefois. S’adressant à l’Auteur divin de cette Parole prophétique, ce psalmiste a dit:

21 “Par ton conseil tu me guideras, et ensuite tu me porteras à la gloire. Qui ai-je dans les cieux? Et en dehors de toi je n’ai pas d’autres délices sur la terre. Mais quant à moi, m’approcher de Dieu est bon pour moi. Dans le Souverain Seigneur Jéhovah j’ai placé mon refuge, pour proclamer toutes tes œuvres.” — Psaume 73:24, 25, 28.

22 En choisissant maintenant comme refuge le Souverain de tout l’univers, nous pouvons être assurés, nous aussi, que, grâce à ses conseils, il nous guidera et nous mènera à une gloire impérissable.
UN SEUL GOUVERNEMENT POUR UN SEUL MONDE SOUS LA SOUVERAINETÉ DE DIEU

23 Nombreuses sont les déceptions des conseillers et des experts dans le domaine des affaires mondiales. Que cela leur plaise ou non, ils sont obligés d’admettre que la famille humaine, bien que vieille de six mille ans, est ingouvernable. La communauté humaine n’a pas produit un type de gouvernement capable d’unifier les hommes et d’en faire un seul monde.

24 À qui la faute? Ce n’est certes pas celle du Créateur et Père céleste de la famille humaine. Toute l’humanité est issue d’un seul homme parfait sorti des mains de Jéhovah, le Souverain Seigneur. D’une partie du corps sans défaut du premier humain le Créateur a fait la première femme. Ainsi tout le genre humain est une seule chair. Nous descendons tous du premier couple. Ce fait a été énoncé devant les philosophes de la Haute Cour de l’Aréopage d’Athènes, il y a dix-neuf siècles. À ces magistrats éminents l’apôtre Paul a dit: “D’un seul homme [Dieu] a fait toutes les nations d’hommes pour habiter sur toute la surface de la terre, et il a établi par décret les temps assignés et les limites fixées de l’habitation des hommes, pour qu’ils cherchent Dieu.” — Actes 17:22-27; Genèse 2:7-25; 1:26-31.

25 Dieu voulait que la famille humaine fût “un seul monde”, une seule société dont tous les membres seraient une seule chair. Cette société humaine devait habiter sur toute la surface d’une terre qui devait être transformée en jardin édénique, en paradis, et devenir la demeure éternelle de l’homme. Les humains devaient tenir dans la soumission les poissons, les oiseaux et les animaux terrestres, mais eux devaient se soumettre à la souveraineté du Créateur et Maître souverain de l’univers, le Très-Haut, “dont le nom seul est JÉHOVAH”. (Psaume 83:18, Bible du roi Jacques.) En sa qualité de Souverain, Jéhovah Dieu énonça au premier homme la loi divine. En obéissant à cette loi, l’homme parfait pourrait vivre éternellement sur la terre.

26 Que prescrivait cette loi? Une parfaite obéissance envers le Souverain universel. Voici en effet ce que Dieu dit à Adam: “De tout arbre du jardin tu pourras manger à satiété. Mais pour ce qui est de l’arbre de la connaissance du bon et du mauvais, tu ne devras pas en manger, car le jour où tu en mangeras, tu mourras à coup sûr.” (Genèse 2:16, 17). Pendant un certain temps Adam et sa femme Ève observèrent le commandement divin prescrivant une fidèle obéissance. La famille humaine eut un départ parfait. La soumission à Jéhovah Dieu, le Souverain universel, était le chemin de la vie avec l’éternité en perspective. Le principe énoncé ici s’applique à nous tous à notre époque. Le suivrons-nous?

27 Tout le monde doit convenir que la famille humaine est loin de former “un seul monde”, une seule société homogène. À notre époque de nombreuses souverainetés s’affirment avec force. Elles divisent les hommes. S’il en est ainsi, c’est que dans le lointain passé, avant qu’un fils fût né à Adam et Ève, le premier couple a dû se détacher de la souveraineté du Dieu Très-Haut, le Créateur. Qui les a poussés à agir ainsi? Il n’y a que la Sainte Bible, la Parole de Dieu, qui puisse nous donner une réponse exacte. L’incitation est venue du monde invisible, du monde des esprits. En effet, un ange songea à instaurer sa propre souveraineté, à s’affranchir de la souveraineté divine.

28 Cet ange rebelle fut appelé à juste titre Satan. Ce nom, en effet, signifie “Opposant”, c’est-à-dire “Opposant” à Jéhovah Dieu. Il reçut aussi le nom de Diable, et cela non sans raison, car ce qualificatif veut dire “Calomniateur”. Satan calomnia son Souverain afin de tromper ses victimes. Aux yeux de la femme, le Diable présenta son Père céleste sous les traits d’un menteur égoïste à qui il n’était pas nécessaire d’obéir strictement. Ève crut ce mensonge et mangea du fruit interdit, se détachant ainsi de la souveraineté de son Père céleste. Servant les desseins du Diable, elle alla encore plus loin: la femme amena son mari Adam à se révolter contre la souveraineté légitime de son Dieu et Père. Tout s’est passé comme Satan le Diable l’avait imaginé: encore de nos jours les hommes naissent dans le péché, dans un état de non-soumission à la souveraineté de Jéhovah, le Dieu Très-Haut. — Genèse 3:1 à 4:16; Romains 5:12.

29 Depuis la rébellion du jardin d’Éden, les descendants d’Adam et Ève se trouvent divisés. Il leur faut choisir: soit se soumettre à la souveraineté de Jéhovah Dieu, soit se soumettre à la souveraineté de Satan le Diable, celui que Jésus le Messie appela “le chef de ce monde”. (Jean 12:31; 14:30; 16:11.) Jéhovah ne conclut aucun traité avec la souveraineté inférieure qui venait de s’instaurer. Exerçant son pouvoir de Souverain légitime maître de ses relations avec les gouvernements étrangers, Jéhovah Dieu déclara la guerre au souverain ennemi. Témoignant d’un parfait mépris pour ce souverain, Jéhovah Dieu le compara à un reptile et lui dit, comme s’il s’adressait au serpent dont le Diable s’était servi pour tromper Ève:

30 “Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, et entre ta postérité et sa postérité. Il te meurtrira à la tête [comme lorsqu’on marche sur la tête d’un serpent pour écraser sa cervelle] et [toi, comme un serpent à l’affût,] tu le meurtriras au talon.” — Genèse 3:1-15.

31 C’est une guerre perpétuelle que Jéhovah déclara au souverain rebelle et à tous ceux qui restent attachés à la souveraineté de cet ange rebelle qui, dès le commencement, essaya de cacher aux hommes sa véritable identité. Jéhovah n’a pas oublié sa “politique étrangère”, sa politique de guerre contre son ennemi et celui de l’homme. Plus de quatre mille ans après que le Grand Adversaire eut instauré une souveraineté étrangère en Éden, Jéhovah inspira l’apôtre Paul et lui fit écrire ces mots à la congrégation qui se trouvait au siège même de l’Empire romain: “Le Dieu qui donne la paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la faveur imméritée de notre Seigneur Jésus soit avec vous!” — Romains 16:20. Comparez avec Exode 17:14; Ésaïe 45:7.

32 L’époque où Satan le Diable, le grand Serpent, et sa “postérité” seront “bientôt” écrasés, doit être proche à présent, après dix-neuf siècles. Jésus Christ, le membre principal de la “Postérité” promise de la “femme” de Dieu, est revêtu maintenant de tous les pouvoirs nécessaires pour écraser Satan, l’auteur de toutes les souverainetés terrestres étrangères à Jéhovah Dieu, le seul Dispensateur de la paix. Au premier siècle de notre ère, cette “Postérité” de la “femme” de Dieu fut meurtrie au talon. Cet événement fut la conséquence d’une conspiration entre les “peuples d’Israël”, le roi Hérode Antipas et le gouverneur romain Ponce Pilate. La blessure au “talon” qui fut infligée par le grand Serpent provoqua la mort de Jésus Christ à la Pâque de l’an 33. Mais ce ne fut qu’une mort physique. De toute façon, Jésus devait mourir d’une mort sacrificielle, conformément au dessein de Dieu. Son sacrifice ne demeura pas sans récompense. Le troisième jour, le Dieu Tout-Puissant ressuscita le Christ d’entre les morts pour la vie immortelle dans les cieux. Dieu le fit asseoir à sa droite. Il devait attendre l’époque où serait écrasée la tête du grand Serpent. — Hébreux 10:12, 13; 12:2; Luc 12:4, 5.

33 Pendant son séjour sur la terre, Jésus le Messie, homme parfait, annonça sans relâche le Gouvernement qui, sous la souveraineté de Dieu, doit dominer sur toute l’humanité et faire de tous les hommes obéissants “un seul monde”. Il commença son activité après l’arrestation de Jean le Baptiste. On lit en effet: “Or, ayant appris que Jean avait été arrêté, il se retira [dans la province de] Galilée. (...) À partir de ce moment Jésus commença à prêcher et à dire: ‘Repentez-vous, car le royaume des cieux s’est approché.’” — Matthieu 4:12-17.

34 Jésus n’aurait pas été digne d’entreprendre la prédication de ce message si quelques mois plus tôt il n’avait pris une bonne décision. À ce moment décisif il se trouvait dans le désert de Judée où il avait jeûné pendant quarante jours. C’est à cette occasion que le souverain rebelle invisible s’approcha de lui pour le tenter et lui faire renoncer à son rôle de Messie. En ce qui concerne la troisième et dernière tentation, il nous est dit ceci: “Le Diable l’emmena encore sur une montagne extraordinairement haute et, lui montrant tous les royaumes du monde et leur gloire, il lui dit: ‘Je te donnerai toutes ces choses si tu te prosternes et accomplis devant moi un acte d’adoration.’” Ce que le Diable offrait ici à Jésus, ce n’était pas “un seul gouvernement” qui ferait de tous les humains obéissants “un seul monde”. Il ne lui proposait pas un gouvernement mondial sous la souveraineté de Dieu, mais un gouvernement sous sa souveraineté à lui. Pour quelle souveraineté Jésus opta-t-il sans réserve? La Bible nous le dit en ces termes: “Alors Jésus lui dit: ‘Va-t’en, Satan [Opposant], car il est écrit: “C’est Jéhovah, ton Dieu, que tu devras adorer, et c’est lui seul que tu devras servir par un service sacré.”’” — Matthieu 4:1-10.

35 En optant pour la souveraineté de son Dieu, Jéhovah, Jésus nous laissa un exemple parfait. Comme lui, nous devons opter pour la souveraineté divine et ne pas renoncer. Par la suite, après que Jésus eut miraculeusement nourri un auditoire composé de cinq mille hommes et de leurs familles, beaucoup voulurent faire de lui leur roi terrestre. Mais Jésus déjoua leur projet en se retirant loin d’eux. Il savait que l’heure n’était pas encore arrivée où il devait se présenter officiellement aux Juifs comme leur Roi messianique, en accomplissement de la prophétie (Jean 6:1-15). Au temps marqué par Dieu, soit le dimanche 9 Nisan de l’an 33, Jésus entra, ainsi que cela avait été annoncé en Zacharie 9:9, dans la ville de Jérusalem et se rendit au temple où officiait le grand prêtre de la nation. Jésus ne fit pas taire la grande multitude qui l’accompagnait et le recommandait comme roi par ces cris:

36 “Sauve, nous te prions! Béni est celui qui vient au nom de Jéhovah! Béni est le royaume qui vient, de notre père David! Sauve, nous te prions, là-haut dans les hauteurs!” — Marc 11:1-11, MN; Diaglott.

37 Le moment était venu où “les peuples d’Israël”, représentés par leurs chefs religieux, devaient prendre une décision et montrer pour quelle souveraineté ils optaient. Cinq jours plus tard, ils déclarèrent publiquement quelle souveraineté ils avaient choisie. Quand la foule, endoctrinée par les prêtres, demanda au gouverneur romain Ponce Pilate d’exécuter le prisonnier Jésus, Pilate la pria de reconsidérer la question, en ces mots: “Attacherai-je votre roi sur un poteau?” La question de la souveraineté se posa alors clairement devant “les peuples d’Israël”. Quelle souveraineté allaient-ils choisir? La Bible nous le dit en ces termes: “Les prêtres en chef répondirent. ‘Nous n’avons de roi que César.’” Le représentant de César, Ponce Pilate, céda alors à leurs instances: “Alors il le leur livra pour être attaché sur un poteau.” — Jean 19:12-16.

38 C’était là un accomplissement sur une petite échelle des paroles prophétiques du roi David, celles du Psaume 2:1, 2 (Actes 4:24-28). Aujourd’hui ces paroles se réalisent sur une grande échelle, à notre époque où l’importante question de la domination mondiale et de la souveraineté universelle doit être tranchée une fois pour toutes. Il est passé depuis longtemps, le beau jour qu’a connu Satan, le souverain rebelle, en meurtrissant le talon de la “Postérité” promise de la “femme” de Dieu. Maintenant la tête du grand Serpent va être écrasée. Quant à toute sa “postérité”, elle sera frappée en même temps que lui. Le Psaume deuxième nous montre comment se fera l’écrasement de la “postérité” visible du grand Serpent. Aux versets huit et neuf, Jéhovah s’adresse à Jésus Christ, son Fils oint, en ces termes: “Fais-moi la demande, pour que je te donne les nations pour ton héritage et les extrémités de la terre pour ta possession. Tu les briseras avec un sceptre de fer, tu les fracasseras comme un vase de potier.”

39 Le dernier livre de la Sainte Bible (Révélation 12:5) parle du Royaume de Dieu et de son Messie comme de l’instrument divin “qui doit faire paître toutes les nations avec une baguette de fer”. Le chapitre dix-neuf, qui décrit la guerre prochaine avec les nations de la terre, la guerre d’Har-Maguédon, parle de Jésus Christ, le Fils de Dieu, comme de celui qui “les fera paître avec une baguette de fer” et qui foulera aussi “le pressoir à vin de la colère du courroux de Dieu le Tout-puissant”. (Révélation 19:15; 16:14, 16.) La fin des nations, qui seront écrasées, est encore dépeinte dans la prophétie de Daniel, au chapitre deux.

40 Dans ce chapitre, Daniel interprète le rêve prophétique que le Dieu des cieux envoya à Nébucadnezzar, empereur de la Puissance mondiale babylonienne, dans la seconde année après la destruction, sous les coups des armées chaldéennes, de la ville de Jérusalem et du temple bâti par le roi Salomon, fils de David. La succession des puissances mondiales, qui commença avec l’Empire babylonien et se poursuivit avec les Empires médo-perse, grec, romain et la puissance anglo-américaine, cette succession fut représentée sous les traits d’une image immense et d’un éclat extraordinaire, dont les pieds étaient en partie de fer et en partie d’argile. C’est alors qu’une pierre se détacha d’une montagne lointaine, sans l’aide d’aucune main. Elle frappa l’image sur ses pieds de fer et d’argile et finalement pulvérisa la statue tombée à terre. Un vent violent en emporta la poussière. La destruction de l’image symbolique représente la fin d’un système de choses sous les coups d’un instrument suprahumain qui n’a pas été fait par des mains d’homme. L’accomplissement de la prophétie que Jésus a faite concernant la “conclusion du système de choses” montre que la fin de ce système est proche. — Matthieu 24:3-22.

41 Aujourd’hui, en se rangeant en bataille aux côtés des Nations unies, les chefs de ce monde montrent quelle est leur position sur la question de la souveraineté. C’est donc à propos de ces dirigeants politiques, communistes ou non, que s’appliquent ces paroles du prophète Daniel: “Aux jours de ces rois, le Dieu du ciel [non pas une main d’homme] établira un royaume qui ne sera jamais détruit, et sa souveraineté ne sera pas laissée à un autre peuple. Il broiera et anéantira tous ces royaumes-là, et lui-même subsistera à jamais.” — Daniel 2:1-44, Revised Standard Version Bible.

42 C’est là le Royaume messianique céleste que les témoins de Jéhovah annoncent depuis 1914, l’année où le Royaume est né dans les cieux, à la fin des temps des Gentils (Luc 21:24; Matthieu 24:14). Les disciples du Messie, ceux qui sont oints comme lui de l’esprit saint, doivent avoir part avec le Christ au Royaume céleste. Cela a été annoncé prophétiquement dans un songe qui a été envoyé à Daniel. Dans ce rêve prophétique, la série des puissances mondiales, à compter de l’Empire babylonien, a été représentée sous les traits de quatre bêtes sauvages. À propos du jugement divin qui fut exécuté sur la quatrième bête symbolique par le Tribunal suprême de l’univers, il est dit ceci en Daniel 7:26, 27:

43 “Puis le tribunal siégera, et on lui retirera sa souveraineté, pour qu’à la fin elle soit détruite et anéantie. Le pouvoir royal, la souveraineté et la grandeur de tous les royaumes sous les cieux seront donnés au peuple des saints du Très-Haut. Leur pouvoir royal est un pouvoir éternel, et toutes les souverainetés le serviront et lui obéiront.” — New English Bible.
UN SEUL MONDE SOUS UN SEUL GOUVERNEMENT

44 L’accomplissement de cette prophétie est sur le point d’avoir lieu. Toutes les souverainetés nationales de notre temps devront bientôt se prosterner devant le Royaume messianique aux mains du Fils céleste de Dieu (Daniel 7:1-12). Il n’y aura alors qu’“un seul gouvernement” pour toute l’humanité. En Daniel 7:14 il est dit: “À lui [au Fils messianique de l’homme] furent conférées souveraineté, gloire et royauté, et les hommes de tous peuples, nations et langues devinrent ses serviteurs. Sa souveraineté est une souveraineté éternelle, qui ne passera pas, et son empire ne sera pas détruit.” — Bible de Jérusalem (angl.).

45 Quelles seront pour cette génération les conséquences de l’accomplissement de cette prophétie? Toutes les souverainetés nationales actuelles et leurs partisans disparaîtront dans la plus grande détresse de tous les temps, détresse qui approche rapidement, mais tous ceux qui soutiennent la souveraineté universelle de Jéhovah seront miraculeusement préservés et émergeront vivants de la “grande tribulation”. (Matthieu 24:21, 22; Marc 13:19, 20; Révélation 7:14, 15.) Et nous, figurerons-nous parmi ceux qui survivront à la fin de ce système de choses? D’après la Parole de Dieu, nous en avons la possibilité, à condition toutefois de nous ranger résolument du côté de la souveraineté de Dieu et de son Royaume messianique et de ne pas nous en détacher, quels que soient les futurs efforts politiques, religieux et sociaux qui puissent être tentés pour nous faire renoncer.

46 Cela nous vaudra peut-être quelques souffrances, aussi longtemps que cela sera permis à nos persécuteurs. Dans l’épreuve, n’oublions pas le cri que poussèrent d’anciens témoins du Seigneur Dieu Jéhovah, qui endurèrent des souffrances, même jusqu’à la mort: “Jusques à quand, Maître saint et vrai, tarderas-tu à faire justice, à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre?” Il leur fut dit de patienter “encore un peu”. — Révélation 6:10, 11, Bible de Jérusalem.

47 Encore un peu et il sera fait justice à tous ceux qui soutiennent la souveraineté universelle de Jéhovah, grâce à la victoire décisive que Dieu remportera sur toutes les souverainetés nationales, qu’elles soient représentées ou non aux Nations unies. Aussitôt après, celui qui, à l’origine, s’est rebellé contre la souveraineté universelle de Jéhovah, c’est-à-dire Satan le Diable, recevra le châtiment qu’il aura mérité, lui et tous les démons. Ils seront tous enfermés dans l’abîme, sans nulle possibilité de communiquer avec la terre (Révélation 20:1-3). C’est ainsi que le grand Serpent sera meurtri à la tête, en quelque sorte. La fidèle “Postérité” de la “femme” de Dieu sera l’instrument dont Dieu se servira pour écraser de cette façon le grand Serpent et toute sa postérité de démons sous les pieds des fidèles cohéritiers du Christ. — Romains 16:20.

48 Quant aux humains qui survivront à ces importants événements, ce seront tous ceux qui auront marqué leur attachement au seul Royaume messianique de Jéhovah et de son Fils victorieux Jésus Christ. Il y aura donc sur terre, dès l’aube du nouvel ordre de choses, “un seul monde sous un seul gouvernement”, bien que les survivants de la “tribulation” soient des gens venus de toutes tribus, nations, races, peuples et langues. Ils formeront néanmoins une seule société humaine sur une terre purifiée. Tous adoreront le seul vrai Dieu Jéhovah et seront soumis à son Fils Jésus Christ sur les épaules de qui sera posée la domination princière. Quelle force unificatrice sera alors à l’œuvre!

49 Quelle force en faveur de la paix universelle! On ne verra plus alors de guerres religieuses ni de querelles à propos de frontières; on ne verra plus de guerres entre races et nations, ni de rivalités politiques. La prophétie biblique dit ceci: “Jéhovah devra devenir roi sur toute la terre. En ce jour-là, Jéhovah se révélera être un seul, et son nom un seul.” (Zacharie 14:9). Le gouvernement sous ses ordres, le Royaume messianique de son Fils Jésus Christ, sera l’expression de sa souveraineté universelle. — Ésaïe 9:6, 7.

50 Tous les hommes serviront alors Jéhovah, le Souverain Seigneur, “épaule contre épaule”. (Sophonie 3:8, 9.) En tant qu’“un seul monde”, la nouvelle société humaine coopérera pour une œuvre bonne. Les hommes transformeront alors notre globe pour en faire, comme Dieu le voulait à l’origine, un jardin d’Éden, un paradis de délices (Genèse 1:27, 28; 2:7-15). Il y aura alors une réponse à la requête que fit le malfaiteur compatissant qui avait été attaché sur un poteau à côté de Jésus. Il lui avait demandé: “Jésus, souviens-toi de moi quand tu entreras dans ton royaume.” En effet, le Roi Jésus Christ accomplira alors pour lui cette promesse: “En vérité je te le dis aujourd’hui: Tu seras avec moi dans le Paradis.” — Luc 23:42, 43.

51 Il n’y a pas que ce malfaiteur bien disposé qui doit revenir, mais également tous les autres morts, tous ceux pour qui Jésus Christ a donné sa vie en sacrifice. Ceux-là aussi entendront sa voix et ressusciteront (Matthieu 20:28; Jean 5:28, 29; I Timothée 2:5, 6; Actes 24:15). Tous ceux qui se montreront soumis seront intégrés dans “un seul monde”. Tous seront frères et sœurs, car ils deviendront les enfants rachetés et adoptés du seul Père éternel, Jésus Christ, qui a donné sa vie pour eux (Ésaïe 9:6, 7; Hébreux 2:9). S’ils lui obéissent, ils pourront devenir ses enfants éternels. Lui-même les guidera sur le chemin de la soumission à la souveraineté universelle de son Père céleste, Jéhovah Dieu. Après avoir achevé son œuvre, lorsqu’il aura élevé l’humanité obéissante à la perfection dans un paradis terrestre, il manifestera sa soumission à la souveraineté de Dieu en remettant le Royaume à son Père. Pourquoi? “Afin que Dieu soit tout pour tous.” — I Corinthiens 15:24-28.

52 Quel avenir merveilleux! Aussi prenez courage, vous tous qui vous désolez à la vue des divisions qui déchirent le monde, du fait des multiples souverainetés nationales qui sont en conflit et qui refusent de se soumettre à la souveraineté divine. Saisissez-vous résolument de la glorieuse espérance que représente la perspective d’“un seul monde, un seul gouvernement, sous la souveraineté de Dieu”. Vivez pour cet avenir dès maintenant! Bientôt ce sera une réalité!